Réponse à la lettre n°3 des ObtinéEs
mai 9, 2012 es politique générale
Dans son troisième numéro, la lettre des ObtinéEs met en cause nommément Pierre Mutzenhardt et Martial Delignon. Nous souhaitons ici apporter quelques précisions :
1- Le texte publié par Martial Delignon le 27 avril sur la liste ouverte de Nancy 2 comportait effectivement un appel à la mobilisation des électeurs pour le scrutin du 9 mai. Nous n’avons pas caché l’existence de nouveaux recours (Cf notre billet du 7 mai : « Des nouvelles des recours »). Nous ne cachons pas non plus que les arguments proposés par ces recours nous paraissent peu convaincants. Effectivement, le Tribunal Administratif, de même que la Commission de contrôle des opérations électorales, jugeront. Nous pensons a priori que ce scrutin se déroulera de manière sereine et réglementaire. Visiblement, les ObstinéEs pensent a priori le contraire.
2- Pierre Mutzenhardt et ses colistiers ont effectivement répondu à la sollicitation du collectif des ObstinéEs, par un courrier daté du 30 mars. Nous venions d’apprendre qu’un de leurs colistiers du collège A pour le CA (le colistier en question ne fait guère mystère de son « œuvre ») avait déposé un recours contre la revalidation de la liste du collège B… des ObstinéEs ! Laquelle revalidation avait été obtenue à la suite d’un recours gracieux… des ObstinéEs ! Nous avons donc répondu au courrier de ce collectif en demandant des éclaircissements et nous avons obtenu en retour l’assurance que ce recours relevait d’une démarche individuelle et non collective. Pour mémoire, la revalidation de la liste des ObstinéEs pour le collège B a été déclarée illégale en raison de ce recours (et de ceux de deux autres collègues). C’est donc la raison pour laquelle nous retournons aux urnes une troisième fois. Cette revalidation nous semble cependant, compte tenu des circonstances (validation pour le 9 février, invalidation pour le 20 mars), juste. Mais, parfois, justice et droit font mauvais ménage.
Avec le collectif des ObstinéEs, le désaccord politique sur la vision que nous avons de l’Université de Lorraine est profond : manifestement, ils souhaitent la déconstruction du projet alors que nous souhaitons son évolution. Nous ne sommes pas non plus souvent d’accord avec la méthode ou le ton employé (et cela est sans nul doute réciproque). Nous tenons cependant à réaffirmer ici notre attachement :
- A l’existence d’une liste de diffusion ouverte permettant la libre circulation de la parole au sein de l’établissement ;
- A l’application pour la gouvernance de l’Université de Lorraine du principe de transparence.

